Professeur Layton et la menace de Chronos

Venez incarner un personnage de la saga ou inventez-en un, et participez à l'intrigue : Une nouvelle menace pèse sur le professeur Layton !
Serez-vous de taille face aux nouveaux mystères et leurs énigmes ?
 
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 [Délire plus ou moins utile] Dictionnaire des principes (non)fondamentaux en écriture

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MessageSujet: [Délire plus ou moins utile] Dictionnaire des principes (non)fondamentaux en écriture   Sam 8 Juin - 15:50

Bonjour à tous ! Eh oui, j'ai encore eu une idée brillamment idiote. 8D
Donc là, déchaînez-vous, surtout si vous êtes doué en fictions ! Apportez vos propres termes techniques pour définir des pratiques à conseiller ou à prohiber dans le domaine de la fiction !
J'étais en train de commencer ma petite liste, et je me suis alors dit : "Ben pourquoi ne pas en faire profiter les autres, aussi ? Ça pourrait être drôle !"

Le grand Dictionnaire des principes d'écriture

LEA, ou Loi de l’Emmerdement Absolu. n. f.
Également connu sous le nom de Loi de Murphy.
Principe selon lequel jamais rien ne se déroule comme il le faudrait, en particulier du côté des protagonistes. Il y aura toujours, peu importent les circonstances, un événement plus ou moins prévisible qui rendra la tâche à remplir beaucoup plus complexe.
Le verso de ce principe est la Loi de l’Emmerdement Maximum, selon laquelle un emmerdement n’arrive jamais seul.
Syndrome du pavé au chocolat. n. m.
Habitude chez certains auteurs à ne jamais changer de paragraphe dans leur récit. Les effets de ce syndrome chez le lecteur sont généralement un dégoût pour le texte, soit une sensation de se forcer à lire qui s’accompagne dans le pire des cas à un mal de tête et des yeux (car il faut en effet se concentrer bien plus qu’il ne le faudrait pour ne pas se perdre dans les lignes) ; on notera également une fatigue du lecteur suite à des efforts trop prolongés durant la lecture, et une plus grande difficulté à suivre avec précision le récit. En effet, un texte trop compact a tendance à étouffer un lecteur non habitué.
L’origine de l’expression est simple : le chocolat est bon ; mais le pavé au chocolat, même à petite dose, est souvent cause d’indigestion chez les personnes non habituées à en consommer. Le deuxième versant de cette image est la taille apparente : parce qu’il est compact, le pavé au chocolat paraît ridiculement petit comparé à une tablette qui contiendrait la même masse de chocolat.
Syndrome de l’émiettement. n. m.
Exact contraire du syndrome du pavé au chocolat, le syndrome de l’émiettement est une mauvaise habitude de certains auteurs de toujours aller à la ligne dans leurs paragraphes, et ce sans aucune raison. En effet, le fait d’aller à la ligne (voire de sauter des lignes) crée des trous blancs et pourrait donner une sensation de vide chez le lecteur. Il existe des cas n’appartenant pas au syndrome de l’émiettement, bien que correspondant à sa description : lorsque cet effet est désiré et est placé dans un contexte approprié (par exemple une scène à suspense où le sentiment principal est l’angoisse), sans pour autant être présent dans l’œuvre tout entière. Comme dans chaque effet, l’auteur n’obtiendra ce qu’il désire que si cet effet est utilisé à bon escient.
Syndrome du “je plongea”. n. m.
Syndrome récurrent chez les jeunes auteurs qui ignorent que la première personne du singulier au passé simple a une terminaison en –ai chez les verbes du premier groupe. Ces personnes écrivent généralement une terminaison en –a, d’où le nom du syndrome.
L’emploi du verbe « plonger » est probablement dû au fait que l’utilisation de ce syndrome « fait plonger » l’auteur et son texte dans l’estime du lecteur particulièrement pointilleux sur l’orthographe et la grammaire.
Syndrome des phrases à tiroir(s). n. m.
Fait d’écrire dans son récit des phrases tellement longues qu’un lecteur, même attentif, ne se souviendra plus de quoi parlait le début de la phrase une fois qu’il en a atteint l’achèvement.
Le pluriel peut éventuellement être ajouté au mot tiroir afin d’accroître l’effet de nombre : en effet, une phrase à tiroir(s) perd le lecteur non seulement par sa longueur, mais également par sa quantité écrasante d’informations (qui n’ont parfois rien à voir entre elles).
Répétition volontaire. n. f.
Fait d’user d’un mot en particulier de manière totalement abusive de manière à le mettre en valeur. Souvent, il s’agit d’un discours direct ou indirect libre dévoilant l’énervement d’un ou de plusieurs personnages face à une situation qui peut justement être résumée en ce mot ou ce groupe de mots. Couplée à une ponctuation subliminale de type « point », elle contribue à accélérer le rythme de lecture et par conséquent à augmenter la tension.
Ponctuation subliminale. n. f.
Principe selon lequel la ponctuation et les majuscules dans les mots auraient inconsciemment un effet chez un lecteur non averti, de même que les images subliminales. Ainsi, chaque ponctuation jouerait un rôle différent sur la perception du lecteur, sans que celui-ci ne s’en aperçoive consciemment :
Point.
Le point serait la ponctuation provoquant une véritable rupture avec ce qui suit ; il est donc important de ne pas le mettre n’importe où. En effet, son abus provoquerait une accélération du rythme du texte et donc inéluctablement une augmentation de la tension due à un « essoufflement » du lecteur. Ainsi les phrases courtes sont les bienvenues dans les passages dont la tension ou le suspense est extrême, mais où la rapidité de l’action n’est pas détaillée (dans ce cas précis, se référer à la virgule). Les scènes où la tension n’est pas liée à de l’action mais à des ressentiments ou des ambiances sombres privilégient les phrases courtes et ponctuées de points : ne pas donner trop de détails garde le lecteur dans le mystère et lui permet de partager une angoisse d’un ou de plusieurs personnages. Généralement, sauf dans le cas précisé précédemment, ce qui se situe avant et après le point sont des éléments trop différents dans leur sens pour appartenir à la même phrase.
Point-virgule.
Trop souvent négligé, le point-virgule est pourtant le plus à même de se substituer au point dans le cas où il n’est pas nécessaire d’accélérer le rythme du texte. Il permet une pause légèrement plus longue que la virgule sans pour autant causer de rupture entre ce qui se déroule avant et après : il permet de lier deux morceaux de phrase lorsque deux points ne sont pas adaptés.
Virgule.
Souvent, lorsqu’un auteur a pris conscience de l’accélération du rythme causé par l’abus du point, l’usage de la virgule l’emporte. Cependant, l’effet est le même, mais en pire : en effet, une virgule indique au lecteur qu’il doit respirer. Et ainsi, si une virgule est placée tous les trois mots, l’essoufflement atteint un paroxysme plus facilement encore que le point. Afin de discerner les deux, on préfèrera les virgules pour les scènes d’action et de rapidité, et les points pour les scènes où au contraire la tension est pesante (exemple : dénouement où ont lieu des révélations particulièrement peu joyeuses). Il ne faut cependant jamais oublier qu’une phrase s’achève par un point : les phrases trop longues sont, paradoxalement, à éviter.
Points de suspension.
Leur rôle est évident, et pourtant cette ponctuation est à prendre avec des pincettes. En effet, s’il y a une ponctuation à limiter, c’est bien celle-ci : leur abus rend la structure très lourde et hésitante, aussi faut-il limiter son utilisation. Il faut éviter de mettre deux phrases « découpées » par des points de suspension à la suite (sauf évidemment dans le cas où l’effet est désiré) ; le rôle des points de suspension étant relativement restreint, il est conseillé de plus varier la ponctuation.
Deux points.

De même que la virgule, le point-virgule ou même le point, les deux points ont pour rôle de créer une légère pause entre deux fragments de phrase. La pause est environ égale à celle du point-virgule, aussi pour les différencier faut-il que, dans le cas des deux points, ce qui se trouve auparavant ait un lien direct de cause à effet avec ce qui se trouve derrière ces deux points.
Si l’on devait associer le temps de pause de chacun à un chiffre qui grandirait avec la durée, on pourrait imaginer le tableau de correspondances suivant :

Points de suspension : 5
Point : 3
Point-virgule : 2
Deux points : 2
Virgule : 1

Trou blanc. n. m.
Principe selon lequel le syndrome de la page blanche pourrait également s’appliquer au lecteur : la peur de voir la page blanche envahir le texte pourrait, surtout dans le cas d’un récit au contexte inquiétant, provoquer chez le lecteur une angoisse plus grande encore que si le texte était amassé sous forme compacte. Cependant, un abus de trou blanc sans aucune raison peut engendrer un syndrome de l’émiettement.
Explication possible à ce phénomène : toujours le manque d’information inquiète, surtout lorsque le contexte incite déjà à l’angoisse. Ainsi le « blanc » symbolise ici l’absence de texte, autrement dit dans ce cas l’absence d’information, de détails sur ce qui se passe. Lorsque le « blanc » de la page est plus présent que le « noir » du texte, la tension pourrait ainsi se faire ressentir bien plus aisément : et le fait d’isoler des phrases courtes entre du blanc ne fait qu’accroître l’effet de manque d’information, et donc l’angoisse du lecteur qui se fait, d’un certain aspect, similaire à la peur de l’auteur qui subit le syndrome de la page blanche.

Bref, j'en ai d'autres que j'ajouterai au fur et à mesure ; mais n'hésitez pas non plus à proposer les vôtres, si vous en avez ! Plus on en a, plus les auteurs savent ce qui peut leur être (dé)conseillé ! ^^
Petit aperçu de la suite pour les curieux : encore des syndromes, ponctuations subliminales, trous blancs et autres joyeusetés ~

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Dernière édition par Andréa Heart le Lun 10 Juin - 21:45, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Délire plus ou moins utile] Dictionnaire des principes (non)fondamentaux en écriture   Sam 8 Juin - 17:24

Aha, pas mal l'idée! x')
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MessageSujet: Re: [Délire plus ou moins utile] Dictionnaire des principes (non)fondamentaux en écriture   Sam 8 Juin - 18:15

Oui, c'est bien :D
Exemple, elle m'a sorti le syndrome du "je plongea" x)

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MessageSujet: Re: [Délire plus ou moins utile] Dictionnaire des principes (non)fondamentaux en écriture   Sam 8 Juin - 18:44

Le sujet est pas mal trouvé, en effet ! J'ai bien une idée qui me vient à l'esprit, je la posterais peut-être à l'occasion, entre deux séances de révisions... x)

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MessageSujet: Re: [Délire plus ou moins utile] Dictionnaire des principes (non)fondamentaux en écriture   Dim 9 Juin - 18:15

Hey ça me trouble : est-ce que je souffrirais du Syndrome de l’émiettement ? ;_;

Sinon il est marrant ce sujet 8D j'adore le "LEA, ou Loi de l’Emmerdement Absolu." L'arme de tous les trolls :8D:

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MessageSujet: Re: [Délire plus ou moins utile] Dictionnaire des principes (non)fondamentaux en écriture   Dim 9 Juin - 18:46

Clive Dove a écrit:
Hey ça me trouble : est-ce que je souffrirais du Syndrome de l’émiettement ? ;_;
Je te rassure, à ce que j'ai pu constater dans tes écrits ce n'est pas vraiment le cas. x)

Clive Dove a écrit:
Sinon il est marrant ce sujet 8D j'adore le "LEA, ou Loi de l’Emmerdement Absolu." L'arme de tous les trolls :8D:
Merci, même si c'est le seul ici que je n'aie pas inventé. La loi de Murphy est bien plus vieille que moi, je me contente de la décrire ici pour montrer également que j'aime à m'en servir. Toi qui as déjà lu le trèfle à douze feuilles jusqu'au bout une fois, tu te souviendras bien du début de la troisième partie... Comment, par un seul petit détail quasiment anodin, une affaire qui aurait pu être résolue en une vingtaine de lignes a duré pas moins de cinq ou six chapitres. :8D:

PS : Ma petite joyeuseté préférée, alias la ponctuation subliminale, a été ajoutée ~ :excitedlayton:

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