Professeur Layton et la menace de Chronos

Venez incarner un personnage de la saga ou inventez-en un, et participez à l'intrigue : Une nouvelle menace pèse sur le professeur Layton !
Serez-vous de taille face aux nouveaux mystères et leurs énigmes ?
 
AccueilPortailRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexionFAQ
Fermeture

Partagez | 
 

 Meurtre sur les pavés de l'Est [ PV Evan pour l'instant ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Messages : 697
Date d'inscription : 03/01/2012
Localisation : Londres.

Feuille de personnage
Âge:
Picarats: 380
Pièces SOS:

MessageSujet: Meurtre sur les pavés de l'Est [ PV Evan pour l'instant ]   Sam 4 Mai - 0:34

Les vieux quartiers de Londres principalement situés à l’Est ne demeuraient pas moins dangereux malgré les bouleversements. C’était même pire : tirant profit de la pagaille, les vols et crimes en tout genre se multipliaient. La nuit tombait rapidement et l’obscurité gagnait les lieux, et pour le peu de réverbères qu’il y avait dans les environs la moitié était en effet hors-service. Les ruelles étaient totalement désertes et seules les ombres des vieux locaux délabrés continuaient de danser sur le pavé.

Clive reconnaissait qu’il était très stupide de se balader à des heures aussi tardives dans un quartier aussi mal famé mais hélas, faute d’attention le jeune homme s’était attardé dans ses investigations. A l’époque où Dimitri et lui projetaient leurs plans, ce dernier lui avait fourni son adresse. L’ex-journaliste avait donc décidé de s’y rendre mais cependant avec un but bien précis : en effet, il savait que Dimitri devait purger une peine de prison donc il était normal qu’il ne fusse pas chez lui. Ce n’était donc pas pour rencontrer le scientifique que Clive avait fait le déplacement mais pour rechercher une chose bien précise. Des indices plus précisément. Et il n’a été, pour ainsi dire, déçu du voyage.

Naturellement, il avait apporté une lampe par mesure de précaution mais cette dernière ne fonctionnait plus. Il ne lui aurait fallu que quelques minutes pour pouvoir la réparer mais pour cela, il avait besoin d’y voir clair et sans lumière, la tâche s’avérait plutôt compliquée. C’est donc à tâtons qu’il slalomait entre les ruelles à la recherche d’un peu de lumière. Et avant qu’il ne lance une injure intérieurement à cette maudite lune qui n’est jamais là au bon moment, la faible lumière orangée d’un lampadaire au loin ralluma son espoir.

Il s’approcha donc de la source lumineuse avant de tomber sur un groupe de personne attroupées devant. C’était trois hommes et un corps étendu sur le sol. Dès lors, il hésita à approcher davantage et finit par se coller au mur afin de les observer en cachette.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

« Si c’est pas malheureux… On ne peut pas le laisser comme ça ! » dit l’homme gros en vert.

« Oui vous avez raison, recouvrons son corps au moins. » déclara l’homme maigre en orange

« Apparemment il est mort… d’une crise cardiaque avez-vous dit ? demanda l’homme en jaune en s’adressant à l’homme en vert, ce vieillard me semble extrêmement âgé.»

« Sûrement les ravages de ce maudit temps ! Vous savez, ce bouleversement temporel ! J’ai vu plusieurs cas semblable depuis mon réveil… C’est atroce. » souffla l’homme en orange, un peu vacillant. Il tourna ensuite sa tête vers l’homme en vert et lui suggéra : vous avez un chariot vide avec vous ? Serait-il possible d’emmener le corps de ce malheureux au centre hospitalier.. ? Si jamais l’un de ses proches était en train de le chercher… »

« Bien sûr. Laissez-moi faire ! »


Alors que ce dernier s’agenouillait près du cadavre, il retourna alors le corps et ne put s’empêcher de réprimer un petit cri d’horreur en voyant le sang couler d’une plaie béante au ventre.

« Ce vieillard a été assassiné !! » s’écria l’homme en jaune, horrifié.

Comme pris par un sorte de réflexe, Clive s’élança de sa cachette pour se diriger vers les trois hommes mais cogna dans sa précipitation un autre homme.

« Oh… Désolé. »[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 543
Date d'inscription : 29/09/2012
Age : 22
Localisation : Derrière son écran, en train de noter ton adresse IP et de calculer tes coordonnées sur Google Maps.

Feuille de personnage
Âge: 16
Picarats: 175
Pièces SOS: 1

MessageSujet: Re: Meurtre sur les pavés de l'Est [ PV Evan pour l'instant ]   Lun 20 Mai - 9:36

La nuit tombait sur Londres. L'obscurité avait déjà envahi les rues, plongeant les Vieux Quartiers dans une pénombre inquiétante. Un certain nombre de réverbères avait cessé de fonctionner dans cette partie de la capitale, ce qui n'arrangeait rien. De toute manière, tout semblait être plus ou moins hors d'état de fonctionner dans la ville en elle-même. Les communications avaient été coupées suite au bouleversement temporel qui s'était produit quelques jours plus tôt, paralysant les médias du même coup. Aussi, de nombreuses rumeurs circulaient par manque d'information, en particulier sur les quartiers les moins hospitaliers de la ville. Le bruit courait que les actes criminels s'y multipliaient, et qu'il était dangereux de s'y aventurer même en journée. Cela n'avait en soi rien d'étonnant, puisqu'il n'y avait aucune réelle autorité pour maintenir l'ordre dans la capitale.

Pourtant, cela ne paraissait pas perturber Evan outre mesure. Après avoir erré dans la ville, remuant encore et toujours les mêmes interrogations dans son esprit et songeant à la découverte qu'Emmy et lui avait faite dans le souterrain, il s'était décidé à rentrer chez lui. Il n'avait pas vraiment hésité à emprunter les ruelles sinistres qui serpentaient au travers des Vieux Quartiers. Les récits que l'on entendait à leur sujet l'indifféraient complètement. Par ailleurs, l'endroit ne lui déplaisait pas tant que ça. Il lui trouvait même un certain charme, aussi étrange que cela puisse paraître. C'était un lieu plutôt calme, où l'on risquait difficilement de se faire déranger par des passants. Pour ce qui était des individus peu scrupuleux qui le fréquentaient, c'était une autre affaire. Il n'avait personnellement jamais eu affaire à eux.

À l'angle d'une allée, son manteau s'accrocha tout à coup à un objet indiscernable dans le noir, le tirant brusquement en arrière. "Pas encore... marmonna-t-il avec lassitude, tout en le retirant d'un mouvement sec. Il faudrait vraiment que je songe à le faire réajuster, ça devient infernal..."

Le jeune homme s'arrêta net. Il lui semblait avoir entendu du bruit dans la rue au niveau de laquelle il s'était arrêtée. Des voix. Elles venaient de ce qui devait être l'un des rares lampadaires encore en état de marche des environs. Evan haussa les épaules. Il ignorait à qui elles appartenaient, et ne tenait pas particulièrement à le savoir. Il valait mieux éviter de faire de mauvaises rencontres à une heure si tardive... Mais alors qu'il s'apprêtait à reprendre sa route, un cri d'horreur s'éleva derrière lui.

"Ce vieillard a été assassiné !!"

Le hurlement fit s'interrompre une fois de plus Evan. Mais cette fois, ce dernier n'y resta pas indifférent. Cet homme venait-il vraiment de parler d'un assassinat ? D'un meurtre ? À quelques pas de lui ? Son imagination n'était-elle pas en train de lui jouer un mauvais tour ? Il aurait bien voulu le croire, mais la peur qu'il avait décelé dans la voix de l'homme était bien trop palpable pour qu'il s'agisse d'une pure invention de son esprit. Une peur qui devenait contagieuse, d'ailleurs. Il commençait lui-même à se sentir nerveux en scrutant les ténèbres de l'allée, dans lesquelles n'importe qui pouvait se dissimuler. Que cette histoire soit vraie ou non, il fallait qu'il en ait le cœur net. Le tueur pouvait en effet toujours rôder dans les parages.

Il longea donc d'un pas furtif les façades de briques des habitations, pour certaines délabrées, qui flanquaient la ruelle étroite, tandis que la faible lueur du réverbère grandissait peu à peu. Bientôt, il put distinguer trois silhouettes humaines dans la lumière jaunâtre, ainsi qu'une masse inerte sur le sol, qui devait être le cadavre dont il était question. L'ingénieur n'en douta plus lorsqu'il aperçut une traînée d'un rouge sombre sur le sol, qui avait vraisemblablement dû être laissée lorsqu'on avait retourné le corps. Ainsi donc, c'était vrai. Il se trouvait en présence d'une scène de crime, en pleine nuit, au beau milieu des quartiers les plus mal famés de Londres. Voilà qu'il se trouvait dans de beaux draps.

Même s'il ignorait ce qu'il comptait précisément faire, le jeune homme s'approcha davantage, jusqu'à arriver à la portée du groupe attroupé autour de la victime. Mais au moment où il allait l'aborder, il fut percuté par un individu qu'il n'avait pas vu venir, le prenant par surprise. Pour l'arrivée discrète, c'était raté.

"Oh… Désolé." s'excusa l'homme qu'il avait heurté.

Tout en se massant le front, Evan jeta un œil glacial à celui qui venait de parler. Il parvenait difficilement à le voir dans la pénombre, mais la lumière vacillante du lampadaire suffisait à révéler le visage de son interlocuteur, lequel était vêtu d'un costume bleu auquel venait s'ajouter quelques touches de marron. Il ne paraissait âgé que d'un an de plus que lui - du moins, comme toujours, c'était l'âge qu'on pouvait lui donner en ces circonstances si particulières, mais ses traits lui semblaient familiers. Il était certain de les avoir vus quelques part, et pas chez un jeune homme de dix-sept ans.

"Ce n'est pas grave." finit-il par marmonner en guise de réponse, après avoir repris ses esprits.

Il reporta de nouveau son attention sur son visage, le jaugeant avec d'un air inquisiteur. Mais l'expression hostile qu'il arborait se mua bientôt en une mine stupéfaite. Il avait fini par le reconnaître, au bout du compte. Même s'il paraissait plus jeune, son portrait avait déjà fait suffisamment le tour des journaux londoniens un an plus tôt pour qu'il s'en souvienne.

"Clive... Dove ? C'est vous ?" demanda-t-il en fronçant les sourcils.

Ca alors. Si on lui avait dit qu'il ferait la rencontre de l'un des pires cauchemars qu'avait connus les Londoniens au cours de toute leur histoire, il ne l'aurait pas cru. Sans doute… parce que ledit criminel n'était plus censé être de ce monde. Il avait été exécuté un an plus tôt, et sa mort avait été assez relayée par les médias pour être considérée comme pleinement authentique.

Pourtant, voilà qu'il se tenait devant lui, en chair et en os - et pas du tout mal en point, qui plus est. Il n'avait pas l'air d'avoir été affecté par un quelconque passage dans l'outre-tombe. Au contraire, comme il l'avait remarqué plus tôt, il avait rajeuni lui aussi. Cela signifierait-il donc que les effets du temps s'appliquaient aussi aux défunts ? Décidément, ce bouleversement temporel avait de quoi surprendre…

"Je ne voudrais surtout pas paraître impoli, mais n'êtes-vous pas supposé être mort et enterré depuis au moins un an ?" poursuivit-il avec une pointe d'ironie, mais cherchant toujours à confirmer son hypothèse.

En l'observant plus attentivement, il trouva qu'il n'avait pas l'air si terrible pour un ancien criminel. Sans doute son acte avait-il été motivé par des intentions assez personnelles pour qu'il en vienne à construire une forteresse mobile ayant manqué de raser Londres. À vrai dire, les médias étaient restés assez flous à ce sujet. En ce qui le concernait, bien que son appartement se trouvât non loin des quartiers qui avaient été bombardés, il avait été épargné et c'est tout ce qui comptait pour lui. Il n'éprouvait donc pas de rancune particulière à l'égard de cet homme, malgré l'ampleur du désastre qu'il avait provoqué. Non pas qu'il excusait ses crimes. Disons simplement qu'une fois que Clive Dove avait été arrêté, les suites de affaire l'avaient tout simplement indifféré.

Mais il demeurait méfiant à son sujet. Il ne s'attendait en effet pas le rencontrer ainsi à une heure aussi tardive, dans les Vieux Quartiers, avec un meurtre par-dessus le marché. Des murmures derrière lui ne manquèrent en effet pas de lui rappeler qu'ils se trouvaient au beau milieu d'une scène de crime. En se retournant, il vit que les trois hommes les dévisageaient avec circonspection.

"Mort ou pas, reprit-il sans quitter son interlocuteur des yeux, il semblerait qu'on ait affaire à un véritable cadavre, là-bas. Je pense que nous ferions mieux d'aller demander à ces personnes de quoi il retourne exactement."

H-RP : Désolé d'avoir mis autant de temps à répondre.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 697
Date d'inscription : 03/01/2012
Localisation : Londres.

Feuille de personnage
Âge:
Picarats: 380
Pièces SOS:

MessageSujet: Re: Meurtre sur les pavés de l'Est [ PV Evan pour l'instant ]   Dim 9 Juin - 18:03


Le garçon en face avait tout d’un jeune adolescent… Sauf qu’après ce bouleversement temporel, l’âge établi d’un coup d’œil ne suffisait plus. On pouvait éventuellement s’aider des vêtements pour se faire une idée mais cette dernière n’était pas être forcément incontestable. Bref :

Pourquoi est-ce que je me triture la tête à ça ? Surtout après ce qui est arrivé, l’âge des gens que l’on rencontre à chaque coin de rue devrait être le cadet de nos soucis… songea Clive, agacé de voir qu’il s’intéressait trop aux autres. Vraiment, c’était le fait d’être mort une fois qui le rendait si attentif aux moindres détails ?..

- Clive... Dove ? C'est vous ?

Et zut. Il ne tressaillit mais leva lentement ses yeux vers ceux de l’adolescent en face de lui. Ce dernier avait abandonné son air hautain avant de laisser place à une mine stupéfaite. Le silence de Clive en disait déjà long sur la réponse. Il est vrai que la photo de l’ex-journaliste avait largement fait la une des journaux de Londres pendant un moment. Par ailleurs, son procès avait été largement médiatisé, il n’y avait donc rien d’étonnant pour lui à être reconnu dans la rue, d’autant plus que les événements ne remontaient qu’à un an seulement. Cela étant dit, ce jeune homme devait tout de même avoir une bonne vue pour le faire en si peu de temps et ce, malgré le rajeunissement : Clive n’était peut-être pas le seul à rester pointilleux sur les détails malgré toutes les circonstances les affectant, arrivées récemment.  

-Je ne voudrais surtout pas paraître impoli, mais n'êtes-vous pas supposé être mort et enterré depuis au moins un an ? poursuivit-il avec une pointe d'ironie, mais cherchant toujours à confirmer son hypothèse.

La remarque lui étira les lèvres et il se tut un petit instant. Ce n’était pas un rappel des plus agréables certes, mais il eut le mérite de le faire rire.

Clive haussa les épaules, d’un air faussement embêté.

-  Si je suis en effet Clive Dove, il y a de fortes chances pour que celui qui se soit retrouvé sur la chaise électrique il y a un an de cela soit le spectre qui hante les rues de Londres ce soir… déclara-t-il avec cette arme, l’ironie, qui n’était pas seulement l’apanage des « vivants ». Mais à qui ai-je l’honneur ?...

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Ce parfait inconnu paraissait bien sûr de lui pour parler de cette manière à une personne qu’il estimait être un criminel. Il serait mensonger de dire que ce dernier paraissait intimidant mais peu de personnes auraient réagi comme il l’avait fait avec autant d’assurance. Quelque part, ils se ressemblaient un peu. Là où les gens prenaient des précautions, ils affichaient un air des plus provocateurs. C’était un trait de caractère assez… distinctif.

- Mort ou pas, reprit le jeune adolescent au manteau noir, il semblerait qu'on ait affaire à un véritable cadavre, là-bas. Je pense que nous ferions mieux d'aller demander à ces personnes de quoi il retourne exactement.

Ce que j’allais faire avant qu’on se bouscule…

En effet, les trois énergumènes semblaient prêter attention aux deux adolescents qui se tenaient non loin. Ayant examiné la possibilité d’un meurtre, ils ne savaient pas quoi faire et hésitèrent à transporter le cadavre dans le chariot.

- Mais monsieur… Votre chariot semble inutilisable… L’une des roues a cédé. Remarqua l’homme en jaune.

- Ah ?

En se rapprochant de la scène de crime, Clive put discerner le corps du vieil homme à la lueur orangée du vieux lampadaire. Ses vêtements étaient impeccablement repassés et ses chaussures cirées reluisaient, signe qu’il n’y avait pas eu énormément de lutte. L’odeur caractéristique du sang s’élevait dans les narines et se dégageait de la plaie teintée de pourpre vers le ventre et il y avait de légères marques de strangulation dans le cou. Ce qui attira grandement son attention est que ce vieil homme portait par-dessus son costume neuf un manteau sale et abimé, beaucoup trop grand pour lui. Ce contraste, loin d’être un simple détail, était un des faits les plus troublants.

En voyant ces deux jeunes s’avancer, l’un d’entre leur demanda, un brin suspicieux :

- Que viennent faire des gamins aussi bien habillés dans un quartier aussi miteux que celui-ci ?... Et à une heure tardive en plus ?

Bien habillés ? C’est vrai que dans le quartier de l’Est End, les résidents étaient issus de la classe sociale en bas de l’échelle. L’homme corpulent et le plus maigre devaient certainement habiter dans le coin. Tout en rabaissant sa casquette sur son visage, Clive haussa les épaules :

- Je vous retourne la question : Que font ces trois hommes tournant autour d’un cadavre comme des vautours dans un quartier miteux et à une heure tardive ?

- Qu.. ! Je rentrais chez moi et je suis tombé sur ce cadavre et ce monsieur ! se défendit l’homme en orange en désignant l'homme corpulent en vert.

- … Je vous trouve bien curieux quand même.

- Vous insinuez quoi là ?!

L’homme au pull jaune interféra calmement :

- Allons, calmez-vous… Une potentielle scène de crime n’est pas appropriée pour une dispute…

Il se tourna à l’attention des deux jeunes adolescents :

- Je ne sais pas ce qui vous amènent ici vous deux mais ce n’est pas un terrain de jeu pour gamins. Rentrez chez vous ! Quant à nous, il faut appeler la police !

Clive haussa les épaules et se releva. Il en avait assez vu pour étayer son hypothèse. Pendant que l’homme en jaune se dirigeait vers une cabine téléphonique pour passer l’appel en question, l’ex-journaliste énonça donc à l'intention des personnes présentes sous le réverbère à la lumière chatoyante :

- J’espère que vous n’aviez pas l’intention de vous enfuir pendant que la police arrive… l

Sursaut. L’homme en orange et celui en vert le fixèrent, à la fois surpris et incrédules. Cela se voyait très bien qu’ils cherchaient le moyen de partir tout de suite. Il le savait car la gestuelle trahissait leurs pensées : l’homme en vert avait repris en main son chariot et celui en jaune semblait se focaliser sur des détails inutiles dans les décors. Il n’était pas question de se faire embarquer par la police pour un interrogatoire : Clive n’avait pas de temps à perdre avec ça. Toujours dans l’optique de passer inaperçu, il prit la décision de laisser ce jeune garçon bien sûr de lui démasquer le meurtrier.

- Je ne parlais qu’à une seule personne… Au meurtrier bien entendu. déclara Clive calmement.

Sur ces mots, il se tourna vers l’autre jeune brun :

- C’est bien toi qui semblait intéressé par cette histoire non ? J’imagine que ce n’est pas sans raison…Enfin du moins je l’espère, lui dit-il, un sourire moqueur aux lèvres. Je t'en prie, si tu as une hypothèse c'est le moment de l'étayer !

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 543
Date d'inscription : 29/09/2012
Age : 22
Localisation : Derrière son écran, en train de noter ton adresse IP et de calculer tes coordonnées sur Google Maps.

Feuille de personnage
Âge: 16
Picarats: 175
Pièces SOS: 1

MessageSujet: Re: Meurtre sur les pavés de l'Est [ PV Evan pour l'instant ]   Lun 8 Juil - 1:56

Le jeune homme en face d'Evan n'avait pas répondu lorsque celui-ci lui l'avait interrogé sur son identité. Toutefois, son silence était suffisamment évocateur pour qu'il puisse deviner sa réponse. Après tout, quel ancien criminel souhaiterait être reconnu de la sorte dans la rue ? S'il subsistait encore quelques doutes dans l'esprit de l'adolescent, ils ne tardèrent pas à être levés par ses déclarations suivantes.

"Si je suis en effet Clive Dove, il y a de fortes chances pour que celui qui se soit retrouvé sur la chaise électrique il y a un an de cela soit le spectre qui hante les rues de Londres ce soir… Mais à qui ai-je l’honneur ?..."

L'ironie dont était empreinte sa voix était plutôt étrange chez un homme qui avait été condamné quelques années plus tôt pour avoir failli raser la capitale entière - et peut-être davantage si on ne l'avait pas arrêté. Pas le moindre soupçon d'embarras, ni de remords ? Etonnant. N'avait-il d'ailleurs pas prétendu regretter son acte, peu après son arrestation ? Il pouvait certes y avoir une différence entre les paroles et la réalité, mais cela, il était impossible de le savoir autrement qu'en étant à la place de ce Clive lui-même. D'un autre côté, on pouvait bien concevoir que son séjour dans la tombe ait été suffisant à ses yeux pour racheter ses crimes… Il n'avait certainement pas dû demander à être ramené à la vie quelques temps après son exécution, et encore moins s'y attendre. Sans doute était-il déjà bien assez perturbé par le phénomène qui l'avait extirpé du monde des morts, pour s'inquiéter en plus d'un crime dont il était supposé s'être acquitté en ayant péri sur la chaise électrique…

"Moi ? Oh, il est vrai que je ne me suis pas encore présenté… Je me nomme Evan Caldwell, ingénieur, qui n'est d'ailleurs plus vraiment en service depuis quelques jours, à cause des circonstances actuelles, répliqua le jeune homme en noir. On peut dire que vous avez de la chance - ou bien le contraire - de pouvoir me rencontrer, puisqu'il s'en est fallu de peu pour que votre forteresse mobile ne réduise en cendres mon appartement, il y a un an… Une belle machine, soit dit en passant." ajouta-t-il avec un sourire sarcastique.

Cette remarque pouvait assurément paraître déplacée lorsqu'on connaissait l'étendue des ravages causées par la forteresse de Clive Dove, qui avait non seulement provoqué de nombreuses destructions matérielles, mais aussi coûté de nombreuses vies. En vérité, depuis qu'Evan avait mis un terme à sa collaboration avec Jean Descole, il en était venu à mépriser la valeur d'une vie humaine, ce qui expliquait son cynisme à l'égard de la mort. C'était en effet parce qu'il ne voulait pas avoir le malheur d'innocents sur la conscience qu'il s'était détourné de sa carrière avec le scientifique, décision qu'il avait regrettée par la suite en raison de la situation dans laquelle elle l'avait menée, et qui l'avait conduit à un certain détachement à l'égard de la souffrance d'autrui. Il avait estimé qu'il avait payé sa dette à l'égard de la société en refusant de continuer ses recherches et que, de fait, il ne lui devait plus rien, pas même de la compassion - bien que sa raison fût consciente de l'ampleur qu'avait représenté le drame.

Et cela se confirmait une fois de plus face au cadavre qu'ils avaient sous les yeux. Si son esprit lui faisait prendre conscience de l'horreur de la scène, il ne parvenait en revanche pas à ressentir la moindre pitié pour cet homme qui gisait sans vie, sur le pavé. Pour lui, ce n'était que le signe d'une enquête à venir, de suspects à interroger, d'un coupable à arrêter et à condamner.

Suspects, les trois hommes qui se tenaient sous le réverbère l'étaient. Au vu du sang qui n'avait pas encore totalement séché sur le sol, le meurtre devait être récent, et il se pouvait très bien que le responsable se trouvât parmi eux. Mais avant même que les deux adolescents ne puissent s'avancer pour les interroger et inspecter le corps, l'un d'entre eux s'exclama d'un air peu amène :

"Que viennent faire des gamins aussi bien habillés dans un quartier aussi miteux que celui-ci ?... Et à une heure tardive en plus ?"

Evan le dévisagea d'un air condescendant en entendant ces mots. Il n'appartenait effectivement pas à la même couche sociale que ces trois individus, qui devaient probablement habiter dans le quartier. Bien qu'il fût issu d'une famille modeste à l'origine, son salaire d'ingénieur lui assurait un train de vie confortable d'autant plus qu'il était seul, dans son appartement, même s'il préférait la sobriété. Quant au jeune homme en bleu qui se trouvait en sa compagnie, il ne semblait pas non plus être dans le besoin, comme en témoignait l'irréprochabilité de sa tenue vestimentaire.


Ce fut ce dernier qui répondit à l'homme qui les avait interpellés, lui retournant sa propre question. S'ensuivit alors une certaine agitation du côté de leurs interlocuteurs, qui cherchaient visiblement à se défendre de toute accusation à leur sujet. Tout en écoutant d'une oreille attentive ce qu'il se disait à côté de lui, l'ingénieur se rapprocha davantage du cadavre pour mieux l'examiner. Il y avait quelque chose d'étrange dans chez lui... Le vieil homme assassiné était vêtu de vêtements de bonne facture, qui semblaient indiquer qu'il ne vivait pas dans cette zone de la ville. Pourtant, il portait par-dessus son costume impeccable un manteau sale, usé, effiloché - le genre de loques que les habitants de ces taudis portaient, en somme-, et qui, plus étrange encore, était bien trop large pour lui. C'était un détail bien trop singulier pour être insignifiant... De toute évidence, on l'avait rajouté après le meurtre, mais dans quel but ? Recouvrir le corps ? Mais pourquoi s'en donner la peine, à moins d'avoir l'intention de laisser le cadavre sur place... ?

Le jeune homme se figea. Trois suspects. Un homme vêtu de orange, un autre, plus maigre, habillé en jaune, et un dernier, de forte corpulence, qui portait du vert. Un vêtement large. Un chariot dont l'une des roues avait cédé. Une crise cardiaque. Les enquêtes policières n'étaient pas la spécialité d'Evan, mais une théorie commençait vaguement à se dessiner dans son esprit.

Pendant qu'il y continuait d'y songer, il vit l'homme en jaune s'éclipser pour aller téléphoner à la police de Londres. L'adolescent se demanda si, en de pareils moments de crise, celle-ci prendrait la peine de se déplacer jusque sur les lieux du crime. Toujours était-il le jeune homme en bleu avait l'air de bien s'en sortir seul : face aux deux suspects qui restaient, il semblait avoir une hypothèse concernant l'identité du coupable. Mais, de façon inattendue, au lieu d'exposer lui-même sa théorie, Clive se tourna vers lui pour l'inviter à le faire à sa place :

"C’est bien toi qui semblait intéressé par cette histoire non ? demanda-t-il avec un sourire moqueur.J’imagine que ce n’est pas sans raison… Enfin du moins je l’espère... Je t'en prie, si tu as une hypothèse c'est le moment de l'étayer !"

Evan ne s'attendait pas vraiment à devoir jouer les détectives de la sorte, mais cela ne le dérangea pas outre mesure.

"Ce serait avec plaisir." se contenta-t-il de répondre en inclinant légèrement la tête, ironique.

Il se tourna d'abord vers l'homme en orange, qui jetait des coups d'oeil anxieux partout autour de lui.

"Ne vous en faites pas l'ami, déclara-t-il à son attention avec un sourire en coin, toutefois sans la moindre chaleur, ce n'est pas de vous dont il parlait. Vous pouvez vous détendre."

Puis, prenant un air inquisiteur, il s'intéressa à l'autre homme, celui vêtu de vert, dont la nervosité était telle qu'il paraissait vouloir disparaître sans plus tarder avec son chariot.

"Vous, en revanche, si j'étais à votre place, je commencerais à prier pour que la police n'arrive pas, autrement, vous risquez cher pour le meurtre que vous venez de commettre. Je me trompe ? demanda-t-il après avoir marqué une pause, s'amusant de l'angoisse de son interlocuteur. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, peut-être pourrez-vous m'expliquer d'abord comment vous avez pu ne pas remarquer que votre chariot était hors d'usage, à moins que vous n'ayez pas eu l'intention de ramener ce cadavre depuis le début... Ce qui serait fort possible à mon sens, étant donné la présence de ce manteau sur le corps. Il est en effet bien trop grand pour appartenir à ce vieil homme, ainsi qu'à votre ami qui se tient à vos côtés, aussi j'ai tout lieu de penser qu'il est en fait à vous, d'autant plus que vous vous trouviez apparemment déjà sur les lieux du crime. Si vous me permettez d'énoncer mes conclusions, je dirais que vous avez cherché à recouvrir le corps pour le laisser sur place, et que, ce faisant, vous n'avez pas pu ne pas voir la blessure mortelle que cet homme présente sur le corps... Pourtant, il me semble vous avoir entendu suggérer le fait que cet homme ait pu mourir d'une crise cardiaque. Vous auriez donc menti en toute connaissance de cause, ce qui me laisse penser que vous pourriez être l'auteur de cet assassinat. À moins que vous n'ayez des arguments particuliers à m'opposer ? Dans ce cas, je vous écoute."

Après quelques instants de silence, il poursuivit :

"Je dois avouer que j'ai du mal à déterminer exactement le déroulement des faits. Mais peut-être avez-vous relevé des détails qui m'ont échappé ? Si c'est le cas, je vous laisse prendre le relais." conclut-il en se tournant de nouveau vers Clive, son sourire sardonique ayant regagné ses lèvres.


H-RP : Avec encore toutes mes excuses pour le retard. ._. *ne veut pas se prendre un brofist dans la face*

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 697
Date d'inscription : 03/01/2012
Localisation : Londres.

Feuille de personnage
Âge:
Picarats: 380
Pièces SOS:

MessageSujet: Re: Meurtre sur les pavés de l'Est [ PV Evan pour l'instant ]   Sam 20 Juil - 3:35

Clive avait écouté attentivement le jeune ingénieur parler en silence, les bras croisés et le visage impassible… Jusqu’à ce que ce dernier l’interpelle.

- Je dois avouer que j'ai du mal à déterminer exactement le déroulement des faits. Mais peut-être avez-vous relevé des détails qui m'ont échappé ? Si c'est le cas, je vous laisse prendre le relais conclut-il en se tournant de nouveau vers lui, son sourire sardonique ayant regagné ses lèvres.

- A vrai dire, il n’y a qu’une seule chose sur laquelle je ne suis pas d’accord. répondit Clive, en ignorant ce sourire qui commençait un peu à l’agacer en tournant finalement son regard vers l’homme en vert.

Il laissa quelques instants passer, comme pour donner un espoir à ce stupide meurtrier. L’homme corpulent se mit en effet à le fixer avec intérêt :

- Le seul point qui me paraît étrange, est le fait d’avoir commis un meurtre sous un lampadaire dont la présence du manteau semble co--

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

- Bien sûr !! s’enquit de s’exclamer l’accusé violemment, elle tient pas d’bout votre histoire !! C’est l’endroit le plus éclairé !! J’aurai jamais commis un meurtre ici, faut vraiment être un imbécile ! C’est PAS mon manteau !! J’suis inoc--

- Autrement .. ! Monsieur l’ingénieur sur la bonne voie, le coupa Clive à son tour fronçant les sourcils.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

- QUOI ?!

Ignorant royalement l’individu bruyant, le jeune homme en bleu tourna autour du cadavre, tout en spécifiant :

- Cette scène semble être à priori LA scène de crime. S’il y avait eu des traces ou empreintes de sang indiquant qu’on aurait trainé le cadavre, nous l’aurions tout de suite remarqué en arrivant. Or, il n’y a rien. Et ça me semble plutôt bizarre de commettre un crime sous un lampadaire, là où l’on est le plus susceptible d’être vu. Par ailleurs, même s’il s’agissait d’un crime non prémédité…

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Clive laissa un petit blanc avant de reprendre :

-… Comme par exemple un petit rendez-vous entre deux opposés de classe sociale sous une lumière rassurante qui tourne à la tragédie, je doute que poser un manteau sur le cadavre et revenir avec un chariot cassé soit la chose la plus intelligente qui soit. Enfin bon, c’est vrai que le potentiel intellectuel est limité chez certain…

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Ayant sorti cette phrase très spontanément, le brun fut presque surpris d’être empoigné aussi brusquement de la sorte par l’homme en vert très en colère.

- J’L’AI PAS TUE !! ET Y’AVAIT PAS DE RENDEZ-VOUS !! JE CONNAIS PAS CE TYPE !!

-… J’en doute cher monsieur. Voulez-vous bien me lâcher avant que la police vous embarque sans aucune explication ?..

Heureusement, il le relâcha sans quitter son air menaçant. Il le valait mieux pour l’ex-journaliste, étant donné le contraste de carrure. Tout en réarrangeant sa cravate un peu froissée, Clive continua comme si rien ne s’était passé :

- Mais au fait, voulez-vous bien répondre à la question qui vous a été posée ?

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

- Laquelle ? demanda le concerné sûrement plus par mauvaise foi que par manque de mémoire.

- D’où sortez-vous ce chariot en ruine ?

Il prit une inspiration avant de répondre d'un ton plus posé :

- J’étais parti chercher des provisions qu’on donne à cause du truc temporel… Les magasins sont fermés. Mais j’suis rentré bredouille et j’suis tombé sur ce corps. J’ai dû le casser quand j’me suis arrêté ici.

En effet, la roue cassée reposait juste à côté du chariot en question, donc la plaque de bois censée accueillir des charges était inclinée vers le sol. Il n’était pas rare de voir des gens se promener avec des chariots chargés derrière eux, en ce moment.

- Vous êtes un très mauvais menteur, déclara Clive, le regard glacial. La présence de ce chariot n’est pas un hasard. Jamais un homme avec un aspect aussi impeccable que ça ne s’amuserait à venir dans les quartiers reculés d’East City. Autrement il serait tout de suite pris pour cible.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Certes, Evan et Clive avaient des tenues qui ne les assimilaient certainement pas à des classes basses mais ils étaient loin de ressembler à de petits aristocrates.

- Ai-je besoin d’en dire plus ? conclut Clive d’un air blasé devant le silence de l'homme qui semblait à nouveau désireux de l'étrangler.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

C’était son chariot, comme il l’affirmait. Alors il ne pouvait en être autrement. C’était bien lui le coupable. Il aurait dévoilé le reste de sa théorie avec plaisir mais attendit un bref instant pour que l'ingénieur dise ce qu'il brûlait d'envie de dire... Son regard lui disait :

- Tu disais avoir du mal à déterminer les faits... Je te donne les clés.

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 543
Date d'inscription : 29/09/2012
Age : 22
Localisation : Derrière son écran, en train de noter ton adresse IP et de calculer tes coordonnées sur Google Maps.

Feuille de personnage
Âge: 16
Picarats: 175
Pièces SOS: 1

MessageSujet: Re: Meurtre sur les pavés de l'Est [ PV Evan pour l'instant ]   Dim 1 Sep - 23:27

"Ai-je besoin d'en dire plus ?" acheva Clive d'un air las.

L'accusé s'était raidi dans son habit vert. Dans la lueur jaunâtre et vacillante du réverbère, on pouvait voir sa silhouette corpulente trembloter, sous le coup de ce qui devait être un mélange d'extrême nervosité, de peur et de rage. Il serra les poings. Les éléments que venait d'avancer à l'instant le journaliste lui laissaient peu de chances de s'en sortir. Car il n'y avait désormais aucun doute concernant sa culpabilité, Evan en était convaincu. Mais cette brute n'en restait pas moins dangereuse. S'il avait assassiné le vieillard à l'arme blanche, qu'est-ce qui prouvait qu'il ne l'avait pas encore lui ? Mieux valait en finir tout de suite, avant qu'il ne tente une manœuvre désespérée pour s'échapper.

Un regard du jeune homme en bleu lui signifia qu'il pouvait prendre la parole.

"Il semble que vous ayez déjà relevé un certain nombre de pistes dignes d'intérêt. Merci pour vos éclaircissements." déclara-t-il à son intention, tout en esquissant un sourire hypocrite.

Il détestait se sentir assisté de la sorte. En dehors des années de sa collaboration avec Descole, il avait toujours cherché à résoudre tout à quoi il se trouvait confronté par lui-même. Cependant, c'était lui qui avait demandé des pistes supplémentaires dans la résolution de cette enquête, et il lui fallait avouer que les détails mis au jour par cet ancien criminel étaient bien loin d'être inutiles…

"Avant toute chose, j'aimerais tout d'abord revenir sur un point que notre ami le journaliste a abordé plus tôt, déclara-t-il en s'avançant vers le cadavre du vieillard, tout en prenant garde à ne pas se salir à son contact. Le fait qu'on n'ait retrouvé aucune trace de sang aux alentours de la scène du crime. Comme cela a été dit plus tôt, cet élément semble indiquer que le cadavre n'a pas été traîné sous ce lampadaire. Il pourrait donc bel et bien s'agir de la scène du crime, à première vue. Cependant, je vous ferai remarquer que le sol ne comporte pas la moindre tache de sang autour du corps. Seuls le manteau et les vêtements de la victime en sont maculés. C'est plutôt étrange pour un meurtre commis à l'arme blanche, non ? demanda-t-il, les sourcils légèrement haussés, en se tournant vers les autres. Pas si l'on considère la possibilité que le cadavre ait été acheminé ici autrement qu'en le traînant à terre, de façon à ne laisser aucune trace."

Il marqua une pause afin de se délecter de la mine décomposée du gros homme en vert, qui, malgré son air abruti, paraissait avoir compris où il venait en venir.

"Je ne pense plus vous surprendre, à présent, reprit l'ingénieur en arborant de nouveau son sourire en coin. Le chariot que vous voyez là-bas n'est autre que le véhicule qui a servi à transporter ce pauvre vieillard… jusqu'à ce qu'il ne cède sous le poids de sa charge et la laisse rouler à terre, sous ce réverbère. Je suppose que le sang s'était alors déjà suffisamment arrêté de couler pour entacher les pavés s'y trouvant."

Un silence se fit de nouveau entendre.

"Toutefois, vous, monsieur, vous affirmez être le propriétaire de ce chariot, poursuivit-il en dardant son regard de glace sur l'accusé. J'imagine que ça fait de vous le propriétaire de ce cadavre par la même occasion… tout comme l'auteur de ce crime. Le manteau dont vous avez recouvert le corps afin de masquer la blessure et de bloquer l'écoulement du sang n'en est qu'une preuve supplémentaire. Vous aurez beau crier qu'il ne vous appartient pas, vous n'arriverez pas à me faire avaler l'idée qu'un homme dans un costume impeccable puisse porter par-dessus ses vêtements un manteau aussi miteux et bien trop large pour lui. Mais je ne vous en veux pas. J'imagine que la vie dans ces taudis doit déjà bien être assez dure pour pouvoir s'offrir un habit décent… ainsi qu'une alimentation correcte." conclut-il avec un air sarcastique, en reportant son attention sur la panse rebondie de son interlocuteur.

Peut-être s'était-il laissé emporter par le mépris dans sa dernière remarque, comme sembla le suggérer le froid qui s'installa presque aussitôt. Il n'appréciait guère les êtres difformes et miséreux qui hantaient les Vieux Quartiers. Des incapables. Des pleurnichards qui passaient leur temps à mendier, à étaler ostensiblement leur pauvreté dans les rues, à verser une larme lorsqu'un passant daignait leur abandonner une pièce, pour ensuite couper la gorge du premier venu qui oserait pénétrer dans les recoins sombres de ces ruelles en perdition. Lui, certes, n'avait pas à se plaindre de son confort, que son salaire suffisait largement à assurer, mais il avait travaillé durement pour y parvenir. Après tout, n'était-ce pas lui, l'adolescent issu d'une famille modeste, qui avait été délaissé par ses camarades plus fortunés, lorsqu'il étudiait jadis à Windsor ? Et pourtant, le voici, devenu ingénieur, face à ces rebuts de la société, ces minables, qui étaient restés en bas de l'échelle sociale. Pourquoi leur en voulait-il ? Il ne le savait pas. Il n'avait jamais montré la moindre marque de compassion envers qui que ce soit.

"Laissez-moi à présent récapituler les faits, enchaîna-t-il d'un ton neutre, voyant que le gros recommençait à fulminer. Vous vous êtes donc rencontrés par hasard, vous et cet homme, dans un endroit quelconque du quartier. Devant l'opportunité de dévaliser un vieillard qui ne manquait assurément pas d'argent, vous avez décidé de vous en prendre en lui, pour finalement l'assassiner d'un coup de couteau dans le ventre. Vous lui avez alors fait enfiler votre manteau afin d'éviter que le sang ne se répande, puis vous l'avez chargé dans votre chariot, pour je ne sais quelle destination. Seulement, par un coup de malchance, le chariot a cédé au niveau de ce carrefour, laissant tomber le corps à terre, juste en dessous du réverbère. Votre compagnon - l'adolescent désigna d'un mouvement de tête l'homme en orange - vous a alors rencontré, vous empêchant de vous éclipser. Y'a-t-il quelque chose à ajouter ?"

Evan jeta un regard circulaire autour de lui, avant de croiser celui de Clive. Il était prêt à lui laisser de nouveau la parole, mais auparavant, il essaya de lui faire comprendre des yeux qu'il valait mieux se méfier de cet homme en vert, ne pas le laisser s'enfuir. Il y avait fort à parier qu'il n'avait pas abandonné son couteau sur les lieux du crime...

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 697
Date d'inscription : 03/01/2012
Localisation : Londres.

Feuille de personnage
Âge:
Picarats: 380
Pièces SOS:

MessageSujet: Re: Meurtre sur les pavés de l'Est [ PV Evan pour l'instant ]   Ven 1 Nov - 19:11

Bien que Clive s’était disposé à rester évasif, Evan n’avait eu aucun mal à déterminer le fil logique qui s’imposait dans son esprit C’était déjà ça ; un sourire furtif passa sur son visage tandis que l’autre jeune homme évoquait la véritable utilité du chariot. Pour aller récupérer les provisions offertes dans les rues commerçantes, il fallait bien évidemment quitter les ghettos pour s’aventurer en centre-ville, d’où la nécessité du chariot.

- Laissez-moi à présent récapituler les faits, enchaîna-t-il d'un ton neutre, voyant que le gros recommençait à fulminer. Vous vous êtes donc rencontrés par hasard, vous et cet homme, dans un endroit quelconque du quartier. Devant l'opportunité de dévaliser un vieillard qui ne manquait assurément pas d'argent, vous avez décidé de vous en prendre en lui, pour finalement l'assassiner d'un coup de couteau dans le ventre. Vous lui avez alors fait enfiler votre manteau afin d'éviter que le sang ne se répande, puis vous l'avez chargé dans votre chariot, pour je ne sais quelle destination. Seulement, par un coup de malchance, le chariot a cédé au niveau de ce carrefour, laissant tomber le corps à terre, juste en dessous du réverbère. Votre compagnon - l'adolescent désigna d'un mouvement de tête l'homme en orange - vous a alors rencontré, vous empêchant de vous éclipser. Y'a-t-il quelque chose à ajouter ?

Son regard croisa ensuite celui du jeune journaliste, qui haussa les épaules, l’air de dire : « Je ne l’aurai pas mieux dit moi-même. » Cependant, les regards se dirigèrent ensuite vers l’homme en vert qui semblait être à court d’arguments pour réfuter la théorie posée. Enfin cela ne dura qu’un instant : l’accusé éclata finalement de rire avant de pointer du doigt ses « persécuteurs ».

- Et où sont les preuves mon p’tit hein ?! Vous n’avez rien de mieux à faire par les temps qui courent que de jouer aux détectives ?! Allez-y faites, spéculez, bluffez, emprisonnez-moi ! Vous êtes tous pareils vous les riches ; vous adorez vous montrer intéressants en dépit des gens innocents ! Vous n’avez pas le sens des vraies valeurs ! Vous ne valez rien vous-même !

Il continua de rire tout en écartant les bras et fit quelques pas en arrière. L’écho de son rire rebondissait sur les murs, en dépit du silence de mort. L’homme en orange regardait la scène d’un air terrifié. Il faisait nuit noire et la lueur orangée du réverbère éclairait la scène macabre ; le cadavre arborait distinctement une teinte grise et violette, teint aussi pâle que son prétendu meurtrier. Clive soupira et s’avança rapidement vers l’homme en vert, chose qu’il aurait dû faire depuis le début. Il plongea ensuite sa main dans la poche de sa vieille veste verte et en retira une jolie montre en or. Le joufflu parut décontenancé par l’audace du jeune journaliste et ne réagit que très tardivement.

- Ça… Ça ne veut rien dire !! C’est la mienne !


- En effet, c’est possible, répondit le brun avec un regard faussement embêté. Décidément cet homme dégageait un tel pathétisme… que ça en devenait écœurant.

Clive déchiffra une petite citation gravé dans sur la montre :

Times is free but it’s priceless.

Mouais c’était pas faux. Le journaliste tenta ensuite d’ouvrir la montre mais sans succès. Peut-être que la citation gravée permettait d’ouvrir la montre ? Il lança alors la montre en direction du jeune ingénieur.

- Je pense que c’est dans tes cordes ce genre de chose non ?

Énigme n#002 : "Left or right ?" 15/15 picarats

Suivant la citation énoncée plus tôt : Time is free but it’s priceless.

Juste pour décorer:
 
La montre ne s’ouvrira qu’après avoir effectué des manœuvres particulières, à savoir tourner le bouton à droite ou à gauche. 3 manœuvres pour chaque essai.

Spoiler:
 


Dernière édition par Clive Dove le Sam 2 Aoû - 17:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 543
Date d'inscription : 29/09/2012
Age : 22
Localisation : Derrière son écran, en train de noter ton adresse IP et de calculer tes coordonnées sur Google Maps.

Feuille de personnage
Âge: 16
Picarats: 175
Pièces SOS: 1

MessageSujet: Re: Meurtre sur les pavés de l'Est [ PV Evan pour l'instant ]   Lun 9 Juin - 21:33

Evan était déterminé à faire admettre son crime à cette épave humaine. Sa culpabilité ne faisait aucun doute, elle crevait les yeux. Un tel nombre de détails compromettants ne pouvait être une simple coïncidence. Cette théorie paraissait en tout cas la plus plausible pour expliquer les étrangetés que présentait cette scène de crime.
Pourtant, une fois de plus, l'accusé semblait résolu à ne pas se déclarer vaincu. L'expression hébétée qui se dessinait sur son visage ne tarda pas à laisser la place à un rictus grotesque, et un gloussement incontrôlé s'échappa de sa gorge.
 
"Et où sont les preuves mon p’tit hein ?! s'exclama-t-il en riant. Vous n’avez rien de mieux à faire par les temps qui courent que de jouer aux détectives ?! Allez-y faites, spéculez, bluffez, emprisonnez-moi ! Vous êtes tous pareils vous les riches ; vous adorez vous montrer intéressants en dépit des gens innocents ! Vous n’avez pas le sens des vraies valeurs ! Vous ne valez rien vous-même !" conclut-il sous le regard consterné de l'ingénieur.
 
Celui-ci leva un sourcil condescendant pendant qu'il observait l'homme reculer en écartant les bras d'une façon ridicule. Se pouvait-il que sa dernière phrase fasse allusion à la remarque méprisante que lui avait précédemment adressée l'adolescent ? Bah. S'il comptait jouer à ce petit jeu-là avec eux, il risquait de se brûler. Ce serait en tout cas un plaisir pour le jeune homme de lui faire ravaler ses derniers mots. Toutefois, alors qu'il s'apprêtait à rétorquer, il se ravisa au dernier moment. La carrure impressionnante de l'homme qui leur faisait face lui fit comprendre qu'il valait mieux ne pas le provoquer de trop. De toute manière, ils étaient avant tout là pour résoudre une affaire de meurtre. Inutile de perdre son temps en de vaines querelles.

En dépit de tout le dégoût qu'il pouvait lui inspirer, l'homme n'avait malheureusement pas tort sur tous les points. Clive et lui avaient établi un raisonnement dont la vraisemblance ne prêtait a priori pas matière à discussion. Plus encore, l'adolescent demeurait encore et toujours persuadé que c'était ainsi que les faits s'étaient déroulés. Néanmoins, aucune preuve matérielle ne venait étayer leur théorie pour le moment. Et tant qu'ils ne parviendraient pas à en présenter, il était fort à parier que cet affabulateur continuerait de tout rejeter en bloc.

Evan jeta un coup d'œil rapide au journaliste qui se tenait à côté de lui. Celui-ci était visiblement las face à cette tentative désespérée du criminel de sauver sa peau. Laissant échapper un soupir, il se dirigea d'un pas décidé vers l'homme, qui était toujours agité du même rire. Avant même que celui-ci n'eût le temps de protester, il extirpa de la poche de la veste élimée qu'il portait un objet qui renvoya un éclat métallique à la lumière du réverbère sous lequel ils se trouvaient tous. Evan plissa les yeux pour mieux le distinguer. Si ses yeux ne le trompaient pas… il s'agissait d'une montre en or.
Voilà qui était étonnant. Ce n'était pas vraiment ce genre de choses qu'on s'attendait à retrouver chez un individu de son espèce. Ce dernier ne tarda d'ailleurs pas à s'en apercevoir lui-même :

"Ça… Ça ne veut rien dire !! C’est la mienne ! souffla-t-il.
- En effet, c’est possible." répliqua le jeune homme vêtu de bleu, peu convaincu par les mensonges de son interlocuteur.
 
Il examina alors de plus près la montre qu'il tenait, avant de tenter de l'ouvrir. Sans succès. Cependant, Clive semblait avoir décelé une gravure à sa surface.
 
"Je pense que c’est dans tes cordes ce genre de chose non ?" déclara-t-il à l'intention de l'ingénieur en lui lançant l'objet.
 
Ce dernier faillit ne pas la rattraper. Il la retint avec précaution. Sans doute cette montre pourrait-elle être utile à leur enquête, aussi mieux valait-il ne pas l'abîmer. Inspectant l'objet du bout des doigts, il découvrit à son tour l'inscription qui l'ornait. Time is free, but it's priceless. Une phrase qui faisait presque sourire lorsque l'on considérait le métal sur lequel elle était gravée. Dans tous les cas, cela avait tout l'air d'être une énigme. Le bouton qui se trouvait sur l'objet n'était certainement pas là pour décorer.
 
"Alors, voyons voir… marmonna-t-il. Un bouton, deux sens de rotation possibles, et une phrase énigmatique pour résoudre le tout. Bien. Apparemment, il faut tourner le bouton trois fois d'affilée, mais… le tout est de savoir comment."
 
Il réfléchit à la question pendant quels instants. Cette phrase était de toute évidence la clé de cette énigme, mais comment la relier au mécanisme ?
 
"Time is free, but it's priceless. Une simple chaîne de caractères supposée nous indiquer le sens dans lequel il faut tourner le bouton. Mais faut-il commencer par la gauche, ou par la droite ?" poursuivit-il.
 
"Gauche ou droite, gauche ou droite, gauche ou droite…" se répétait-il intérieurement. Left… or right ? L ou R ?...
Il se figea. La coïncidence paraissait trop belle pour être vraie, mais il ne voyait pas d'autre explication possible. Peut-être ne valait-il mieux pas chercher plus loin, après tout.
 
"Alors, nous avons un r dans free, un second dans price et un l dans less. Right, right, left ?" suggéra-t-il avec un air suspicieux.
 
À ces mots, il fit tourner le bouton successivement dans les sens annoncés. Son sourire habituel regagna ses lèvres lorsqu'un déclic se fit entendre. Il ouvrit alors délicatement la montre, et ce qu'il découvrit à l'intérieur ne le fit pas douter de l'imminence du dénouement de cette affaire.
"Pauvre homme." songea-t-il sans la moindre émotion, en observant le cliché qu'il avait sous les yeux.
Sur celui-ci étaient représentées trois personnes : un homme qui semblait en pleine santé, une femme qui devait être son épouse, et leur jeune fils. Bien évidemment, l'identité du premier n'était guère une surprise...

Levant les yeux de la photographie, Evan reporta son attention sur l'homme en vert, qui le dévisageait avec une vive inquiétude.

"Dites-moi. Vous avez bien dit être le propriétaire de cette montre ? demanda le jeune homme d'un ton neutre. Est-ce que vous pourriez alors m'expliquer ceci ?" dit-il en lui tendant la photographie.

Les yeux rivés sur l'image, le gros demeura silencieux un instant, muet sous le coup de la stupéfaction. Il avait de quoi l'être, cela dit.

"Comme vous pouvez le constater, j'ai l'impression que l'homme présent sur cette photo ressemble davantage à celui qui se trouve présentement sur le sol qu'à vous... Je vous laisse en déduire ce que vous voulez." continua-t-il.

L'homme se contenta de grogner pour toute réponse, ne sachant que dire face à cet élément qui l'accablait ouvertement.

"Bah. C'est pitoyable. Vous pensiez réellement pouvoir nous convaincre qu'un tel objet puisse appartenir à quelqu'un comme vous, voleur ? Même le coup de la charrette me paraissait plus crédible, pas vous ?" acheva-t-il en reprenant son sourire sarcastique, tout en se tournant vers Clive.

Ce faisant, il lui rendit la montre, pour que le journaliste puisse voir lui aussi l'image dont il était question.

"Bien joué, soit dit en passant. Ca nous fait déjà une preuve en notre possession. Vous n'avez rien remarqué d'autre ?" lui demanda-t-il sur un ton plus détendu.

Une fois de plus, l'accusé se retrouvait acculé. Certes, il pouvait toujours tenter de fuir la vérité en prétextant n'avoir fait que dérober la montre sur le corps de la victime. Après tout, le vol était un délit, mais qui restait toujours moins condamnable qu'un meurtre. Toutefois, ce n'était qu'une question de temps avant que ce lâche ne fût rattrapé par ses propres mensonges... Les deux adolescents finiraient par faire la lumière sur toute cette enquête, cela ne faisait aucun doute.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 697
Date d'inscription : 03/01/2012
Localisation : Londres.

Feuille de personnage
Âge:
Picarats: 380
Pièces SOS:

MessageSujet: Re: Meurtre sur les pavés de l'Est [ PV Evan pour l'instant ]   Sam 2 Aoû - 18:24

L'ingénieur prit quelques secondes pour considérer le petit bijou doré : après une rapide réflexion sur la signification du message gravé, il en vint à la conclusion qu'il ne fallait pas chercher trop loin avec aussi peu d'indices sur l'énigme. Il tourna la montre deux fois à droite puis une fois à gauche avant qu'un petit déclic ne résonne dans cette ruelle éclairée par l'unique lumière pâle du réverbère, confirmant sa théorie. Un sourire satisfait gagna son visage tandis qu'il contempla l'intérieur de celle-ci. Clive tenta de paraitre impassible mais il était rongé par la curiosité de savoir ce qu'Evan venait de découvrir, d'autant plus que celui ci arborait une mine satisfaite. Celle-ci se voulut ensuite neutre lorsqu'il se décida enfin à leur révéler l'intérieur précédemment protégé par une énigme.

- Dites-moi. Vous avez bien dit être le propriétaire de cette montre ? demanda le jeune homme. Est-ce que vous pourriez alors m'expliquer ceci ? dit-il en lui tendant une photographie.

Malgré les quelques mètres entre eux Clive put distinguer en plissant légèrement des yeux une photographie de famille où se tenait vraisemblablement le même homme gisant comme cadavre à ses pieds. Tout ses doutes les plus infimes s'envolèrent et pour ainsi dire, il était soulagé bien qu'il affichait toujours le même visage confiant depuis le début. Si jamais la montre n'aurait rien contenu il aurait fallu exploiter une autre faille et le jeune homme commençait à s'impatienter. Il n'avait pas le temps de jouer aux détectives comme un certain gentleman avec un haut-de-forme s'amusait à le faire.

- Comme vous pouvez le constater, j'ai l'impression que l'homme présent sur cette photo ressemble davantage à celui qui se trouve présentement sur le sol qu'à vous... Je vous laisse en déduire ce que vous voulez,
martela Evan.

L'homme se contenta de grogner pour toute réponse, ne sachant que dire face à cet élément qui l'accablait ouvertement.

- Bah. C'est pitoyable. Vous pensiez réellement pouvoir nous convaincre qu'un tel objet puisse appartenir à quelqu'un comme vous, voleur ? Même le coup de la charrette me paraissait plus crédible, pas vous ? acheva-t-il en se permettant une nouvelle pointe de moquerie dans la voix. Décidément l'accusé était presque à plaindre avec des détracteurs pareils.

Il lui tendit la montre que l'ex-journaliste attrapa en la reconsidérant de nouveau bien qu'il n'eut ressenti aucun besoin de le faire. Pour lui cette affaire était close : s'attarder dessus ne ferait que faire pointer de nouvelles interrogations auxquelles les réponses prendraient de nouveau son précieux temps. Et comme le disait la gravure, le gaspiller revenait à une perte définitive.

- Bien joué, soit dit en passant. Ca nous fait déjà une preuve en notre possession. Vous n'avez rien remarqué d'autre ?
lui demanda ingénieur sur un ton plus détendu.

Clive leva un sourcil en jetant un regard un peu moqueur à son interlocuteur : on dirait ce que dernier prenait son pied lui aussi ! Certes lui aussi avait apprécié cette petite traque intellectuelle mais c'était justement là le problème. Il devait retrouver Dimitri et il avait laissé une stupide envie de résoudre cette affaire de meurtre pathétique. Une pointe de nostalgie, le désir de retrouver ce sentiment de jouer au chat et à la souris qui l'avait tant amusé autrefois avant sa mort ? Maudit Hershel Layton, ne put-il se s'empêcher de penser avec un sourire amer. Le voilà en train de s'amuser à jouer les détectives dans un Londres chaotique avec un autre adolescent en manque de sensation fortes, tout comme lui.

Tout en refermant la montre d'une main, un claquement sec se fit entendre. Il leva alors les yeux pour constater que l'accusé tentait vainement de réfléchir à une parade, à un échappatoire ; l'homme gros en vert dégoulinait de sueur et semblait avoir une furieuse envie de commettre une folie. Le poisson ferré se débattait jusqu'au bout ? Admirable dirait-il, s'il n'était pas autant exécrable envers les autres. Haussant les épaules, il faisait sauter la montre dans sa main, avec un sourire narquois qui tranchait avec sa voix calme et solennelle.

- Cette montre est suffisante comme preuve non ? Elle constitue à la fois un alibi et une preuve tangible d'un contact. Cet homme a tué ce vieillard pour le dépouiller et l'a transporté avec cette charrue pour le faire disparaître avant que celle-ci ne cède finalement à cet endroit précis. Ensuite à ce moment-là deux personnes vous sont tombées dessus, ainsi que ce cher monsieur Caldwell et moi-même. Pas besoin d'aller chercher plus loin, c'est ce qui s'est passé.

L'homme en orange était resté silencieux durant tout le long, affichant tantôt un visage hagard, tantôt une mine un tantinet admirative devant le travail de concert de ces deux jeunes garçons sortis de nulle part. Le jeune homme revissa sa casquette bleue correctement, insistant sur ce dernier point. Malgré tout il était tout à fait conscient que bien que sa théorie semblait possible il y avait un millions de moyen de contourner sa réflexion en s'appuyant sur le manque évident d'autres preuves tangibles, à savoir l'arme du crime elle-même. Il ne faisait que bluffer et lui faire croire que ce dernier était dans l'impasse totale afin qu'il admette finalement son crime.

- J'lai pas tué. J'ai juste ramassé sa montre et transporté son cadavre.

Aie. Cela semblait bien parti pour s'éterniser finalement ! Agacé par la dernière réplique, le journaliste laissa finalement l'exaspération gagner sa voix et son visage :

- Vous expliquerez ça aux agents d'accord ? Avec cette montre ils se feront un plaisir de vous écouter et de vous jeter comme un malpropre en prison en attente que l'enquête aboutisse... C'est qu'ils sont doués les policiers de chez nous c'est connu. Avec tout ce qui se passe vous allez peut-être croupir un bon moment... Alors finalement qu'est-ce que ça change que vous soyez innocent ?  

Peut-être alarmé par le fait que le journaliste rappelle le fait que la police allait arriver -bien qu'il se doutait qu'ils allaient peut-être envoyer juste une voiture et encore-, le sang de l'homme ne fit qu'un tour et il écouta son instinct de bête enragée ; empoignant Clive par le col de sa veste bleue et l'envoya valser violemment sur l'homme en orange qui le réceptionna assez mal. Autant vous dire que ce n'était pas bien difficile vu la différence de carrure ! Le journaliste n'avait même pas eu le temps de protester, surpris par la rapidité malgré l’embonpoint de son agresseur. La montre en or glissa sur le pavé dans un fracas de tintement aigus semblable à un carillon. Le corpulent se tourna ensuite vers Evan qui barrait son chemin vers la fuite et sortit un canif ensanglanté.

Sans un mot, il se jeta sur lui pour le poignarder mortellement. Il faisait mieux de s'écarter et de le laisser s'enfuir.

En tout cas, c'était ce que pensait Clive qui s'était relevé aussi vite qu'il le pouvait. Il restait toutefois trop loin pour tenter quelque chose dans la seconde qui allait suivre.

_________________
Moi et mon seau on a trop la classe :D:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Meurtre sur les pavés de l'Est [ PV Evan pour l'instant ]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Meurtre sur les pavés de l'Est [ PV Evan pour l'instant ]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Commission d'appui pour enquetes sur meurtre de journalistes
» Pavés de saumon à L'Orientale
» [TUTO] Faire des socles de rues pavées.
» Condamné pour meurtre, libéré car la morte est vivante...
» Tentative de meurtre à l'exodar

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Professeur Layton et la menace de Chronos :: Londres :: Vieux quartiers-